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	<title>Biblioth&#232;que Turque</title>
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	<description>L'histoire de la Turquie</description>
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		<title>Biblioth&#232;que Turque</title>
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		<title>Le patriarcat Arm&#233;nien-Orthodoxe </title>
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		<dc:date>2022-04-08T20:51:52Z</dc:date>
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		<dc:creator>Redacteur</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pleins d'affection, les sultans-califes ottomans les appelaient leurs &#171; sujet tr&#232;s fid&#232;les &#187;. Sous le r&#232;gne des Seldjoukides et des Ottomans, entre les Ile et 14e si&#232;cles, les Arm&#233;niens v&#233;curent la p&#233;riode la plus heureuse de leur histoire, leur &#226;ge d'or. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, les Arm&#233;niens constituent toujours la plus importante minorit&#233; de la Turquie. Ils sont hautement respect&#233;s en tant que commer&#231;ants, techniciens, m&#233;decins, artistes et artisans. Ils jouissent des m&#234;mes droits et ont les m&#234;mes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.bibliotheque-turque.fr/?-Information-s-" rel="directory"&gt;Information(s)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pleins d'affection, les sultans-califes ottomans les appelaient leurs &#171; sujet tr&#232;s fid&#232;les &#187;. Sous le r&#232;gne des Seldjoukides et des Ottomans, entre les Ile et 14e si&#232;cles, les Arm&#233;niens v&#233;curent la p&#233;riode la plus heureuse de leur histoire, leur &#226;ge d'or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les Arm&#233;niens constituent toujours la plus importante minorit&#233; de la Turquie. Ils sont hautement respect&#233;s en tant que commer&#231;ants, techniciens, m&#233;decins, artistes et artisans. Ils jouissent des m&#234;mes droits et ont les m&#234;mes responsabilit&#233;s que tout autre citoyen turc, sans consid&#233;ration aucune de leur origine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qu'on d&#233;signe aujourd'hui par &#171; Question arm&#233;nienne &#187; fut cr&#233;&#233; par le trait&#233; russe de San Stefano en 1878.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auparavant, la population arm&#233;nienne d'Istanbul se composait de quatre groupes assez distincts. A Istanbul et &#224; Izmir vivaient les Amiras, des Arm&#233;niens riches et d'une &#233;ducation remarquable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Anatolie on trouvait les Kavarangans. C'&#233;taient des artisans et commer&#231;ants ais&#233;s dont l'influence se faisait aussi sentir dans les villes. Dans leurs coutumes, les paysans ne se distinguaient gu&#232;re de leurs compatriotes islamiques. Enfin il y avait encore les montagnards qui jouissaient de privil&#232;ges et m&#234;me &#224; l'int&#233;rieur du &#171; Millet &#187; arm&#233;nien, de quelques libert&#233;s sp&#233;ciales. Leur statut pouvait &#234;tre qualifi&#233; de semi-ind&#233;pendante. Le gouvernement central ottoman les laissait tranquilles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, les R&#233;volutionnaires et quelques Z&#233;lotes protestants se concentraient justement sur ces communaut&#233;s rurales semi-ind&#233;pendantes et y employaient toutes les ficelles de la d&#233;magogie, afin de les r&#233;volter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soul&#232;vement arm&#233;nien de Zeitun est un triste exemple des m&#233;thodes pr&#244;n&#233;es par leur chauvinisme sans limite.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque communaut&#233; (en Turc &#171; Millet &#187;) de l'Empire ottoman disposait d'une autonomie assez &#233;tendue et s'administrait elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patriarche arm&#233;nien-orthodoxe d'Istanbul &#233;tait le chef spirituel de tous les chr&#233;tiens qui n'appartenaient pas &#224; l'&#233;glise grecque-orthodoxe ; outre ses propres Gr&#233;goriens, c'&#233;taient d'abord les &#233;glises monophysites en Asie Mineure et en Afrique, et les Jacobites, les Syriens et les Coptes &#233;gyptiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on qualifiait de &#171; Kopti &#187; (Coptes), aussi les Gitans (dans l'id&#233;e qu'ils pouvaient &#234;tre originaires d'Egypte), tous les Gitans de l'Empire ottoman furent en ce qui concerne le droit civil assujettis au patriarche arm&#233;nien d'Istanbul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre confession sous tutelle arm&#233;nienne-orthodoxe &#233;tait celles des Bogomiles des Balkans. Leurs p&#232;res fondateurs, les Pauliciens, survivaient en communaut&#233;s minuscules en Anatolie orientale en maintenant les traditions spirituelles du manich&#233;isme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de la province d'Arm&#233;nie au sens historique, et aussi celle des nombreuses ethnies qui l'habitaient, commence sous le signe de la lutte pour la domination du monde entre l'Orient et l'Occident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les Haik indo-europ&#233;ens, d'origine thrace et balkanique immigr&#232;rent au 6e si&#232;cle av. J.-C. dans la province historique d'Arm&#233;nie, ils arriv&#232;rent au moment o&#249; l'Empire Urart&#233;en s'effondrait sous les coups des Scythes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Haik indo-europ&#233;ens nouveaux venus se m&#233;lang&#232;rent en partie avec les Urart&#233;ens autochtones, dont la langue de type asiatique (agglutinante comme le Turc) et la civilisation sup&#233;rieure exerc&#232;rent une certaine influence sur l'arm&#233;nien indo-europ&#233;en.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais au cours m&#234;me de leur immigration, les Haik (les Arm&#233;niens) tomb&#232;rent sous la domination m&#233;dique et, en 550, le roi des rois Cyrus s'empara de la vieille terre des Urart&#233;ens y compris les Haik r&#233;cemment venus. La premi&#232;re mention des Arm&#233;niens qui &#233;taient d&#233;j&#224; un peuple d&#233;pendant sous domination persane - se trouve sur l'inscription rupestre de Behistun dans les messages de triomphe de Darius (486 av. J.-C).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 4e si&#232;cle av. J.-C, l'Arm&#233;nie (avec l'ensemble des peuples, tribus et m&#233;langes d'ethnies qui y &#233;taient install&#233;s) se trouvait sous la domination ach&#233;m&#233;nide et, par la suite, des S&#233;leucides. Quand les Parthes commenc&#232;rent &#224; exercer leur h&#233;g&#233;monie, le prince arm&#233;nien Tigran dut se rendre comme otage &#224; la cour parthe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tigran II (95-55 av. J.-C.) r&#233;ussit &#224; se lib&#233;rer des Parthes et &#224; cr&#233;er un royaume ind&#233;pendant d'Arm&#233;nie. Sa capitale fut Tigranakert (aujourd'hui Silvan, au sud-est du lac de Van). Tigran II se maria avec la fille du Roi du Pont, Mithridate Eupator, et commit l'immense erreur de se soulever, de concert avec Mithridate, contre Rome.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsque le roi des Arm&#233;niens, Tigrane refusa de livrer &#224; Luculle, chef de l'arm&#233;e romaine, son beau-p&#232;re Mithridate, roi du Pont, qui &#233;tait devenu parano&#239;aque, Luculle avan&#231;a vers la &#171; Ville de Tigrane &#187;. La cavalerie de Tigrane seule, couverte de fer et munie de lances, &#233;tait plus nombreuse que l'arm&#233;e enti&#232;re de Luculle. Les Arm&#233;niens se moqu&#232;rent en disant que celle-ci &#233;tait trop importante pour une ambassade et trop petite pour une arm&#233;e. En une seule journ&#233;e de bataille, le 9 octobre 69 av. J.-C, les Romains &#233;cras&#232;rent l'arm&#233;e de Tigrane, vingt-et-une fois plus nombreuse. Le bulletin de l'arm&#233;e romaine rapporte qu'il n'y avait presque pas de Romains parmi les morts.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tigrane r&#233;ussit &#224; se sauver sans &#234;tre reconnu et rencontra son beau-p&#232;re Mithridate, qui fut par la suite assassin&#233; par ses propres gens. Les peuples conquis se soulev&#232;rent contre la tyrannie de Tigrane et rendirent hommage aux vainqueurs Luculle et Pomp&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'en 69 av. J.-C, le g&#233;n&#233;ral romain Luculle l'emporta sur le roi des Arm&#233;niens Tigrane II, le r&#234;ve illusoire d'une ind&#233;pendance arm&#233;nienne fut d&#233;finitivement bris&#233;. S'il arrive que de nos jours des Haik s'appuient sur ce bref &#233;pisode d'une v&#233;ritable h&#233;g&#233;monie arm&#233;nienne en Anatolie orientale et que des terroristes arm&#233;niens justifient leurs aspirations cela fait penser &#224; des Mafiosi italiens aux Etats-Unis, qui se proclameraient successeurs des Romains - de Luculle ou de Trajan &#8211; pour prendre, en tant que l&#233;gitimes h&#233;ritiers des vainqueurs de Tigranakert, le pouvoir en Anatolie orientale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Europe centrale, les Hongrois pourraient r&#233;clamer Vienne parce que Mathias Corvin y a r&#233;sid&#233; pendant quelques ann&#233;es, et ainsi de suite. Si chaque peuple r&#233;clamait les r&#233;gions qu'il a poss&#233;d&#233;es &#224; quelque moment que ce soit dans l'histoire on serait contraint d'&#233;vacuer le globe entier et de s'engager dans des guerres interminables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant de longs si&#232;cles mouvement&#233;s ce furent ou bien les Romains qui dominaient l'Anatolie orientale (Trajan, N&#233;ron, Hadrien, Diocl&#233;tien) ou les Sassanides persans. Enfin, l'Empereur Diocl&#233;tien nomma Tiridate III, roi d'Arm&#233;nie. Gr&#233;goire Parthev, un Parthe, pr&#234;cha l'&#233;vangile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les recherches les plus r&#233;centes, ce ne fut qu'apr&#232;s la conversion de l'Empereur Constantin, donc apr&#232;s 313 - probablement en 314 -, que l'Arm&#233;nie, sur l'ordre du roi Trdat (Tiridate) adopta le christianisme. Selon toute apparence, la mission d'Arm&#233;nie commen&#231;a &#224; partir d'Edessa (aujourd'hui Urfa). Il est prouv&#233; qu'il y aurait eu en Arm&#233;nie des communaut&#233;s chr&#233;tiennes depuis le 2e si&#232;cle. Le grand convertisseur fut Gr&#233;goire Parthev Lusarevic, l'Illuminateur, qui n'&#233;tait pas issu du peuple des Haik, mais un Arm&#233;nien au sens propre, c'est-&#224;-dire un habitant de la province d'Arm&#233;nie. Il &#233;tait, en effet, d'origine parthe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#233;goire vivait dans la ville romaine de C&#233;sar&#233;e (Kayseri) o&#249; il se convertit au christianisme. Le roi Tiridate fit d'abord pers&#233;cuter Gr&#233;goire, mais par la suite embrassa lui-m&#234;me le Christianisme. Petit &#224; petit, le peuple d'Arm&#233;nie l'imita.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le triomphe du Christianisme fut total &#224; l'int&#233;rieur de l'Empire romain, mais aussi dans sa sph&#232;re d'influence, en G&#233;orgie, en Albanie (Caucase) et en Arm&#233;nie. Ce d&#233;veloppement commen&#231;a &#224; inqui&#233;ter les Persans. Julien l'Apostat, qui aurait peut-&#234;tre &#233;t&#233; capable de se d&#233;barrasser de la menace persane, mourra inopin&#233;ment. Son successeur, Jovien, abandonna sans combattre le Caucase et l'Arm&#233;nie aux Persans. Apr&#232;s la mort de l'Empereur Th&#233;odose en 395, l'Empire romain fut divis&#233; en un Empire d'Orient et un Empire d'Occident. C'est en vain que les seigneurs arm&#233;niens, qui souffraient de la politique religieuse des Sassanides, marqu&#233;e par l'intol&#233;rance, le fanatisme et l'antichristianisme, essay&#232;rent de gagner plus de libert&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la bataille d&#233;cisive d'Avarayr, en 451, le chef arm&#233;nien, Vardan Mamikonean succomba aux Persans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il avait suppli&#233; en vain les Byzantins de lui venir en aide. Cette ann&#233;e de 451, tragiquement d&#233;cisive pour les Arm&#233;niens, &#233;tait aussi l'ann&#233;e du 4e Concile &#339;cum&#233;nique &#224; Chalc&#233;doine (aujourd'hui Kadik&#244;y, en face d'Istanbul, sur la rive asiatique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cause des guerres en Asie mineure, les chr&#233;tiens se trouvant au-del&#224; des fronti&#232;res byzantines ne pouvaient pas participer au Concile. La politique imp&#233;riale, la politique du clerg&#233; byzantin, restait incontest&#233;e et finalement la doctrine des deux natures dans le Christ, nature divine et nature humaine, s'imposa. Les &#171; Monophy-sites &#187;, d'abord les Arm&#233;niens, mais aussi les Syriens, les Coptes &#233;gyptiens, leurs voisins au sud en Ethiopie et l'&#233;glise de l'Inde, ainsi que les Nestoriens, assez r&#233;pandus en Iran, ne reconnurent pas les d&#233;cisions du Concile de Chalc&#233;doine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce conflit religieux eut de lourdes cons&#233;quences des deux c&#244;t&#233;s. Il en r&#233;sulta une hostilit&#233; profonde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Byzantins se d&#233;lect&#232;rent avec d&#233;dain de l'affaiblissement politique et militaire des Arm&#233;niens. Ils n&#233;gligeaient le fait, qu'ils sacrifiaient leur vieux rempart contre l'ennemi h&#233;r&#233;ditaire persan - mais &#233;galement contre les peuplades qui d&#233;j&#224; mena&#231;aient en Asie centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en 484 que les attaques persanes &#224; l'est affaiblirent les Byzantins d'une mani&#232;re d&#233;cisive. Quand, une g&#233;n&#233;ration plus tard, l'Empereur Justinien prit le pouvoir &#224; Byzance, il n'y avait plus trace d'une quelconque ind&#233;pendance arm&#233;nienne. Le pouvoir fut partag&#233; entre Persans et Byzantins. L'Empereur Maurice m&#234;me installa un nombre important d'Arm&#233;niens en Thrace, probablement leur pays d'origine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s les luttes entre Persans et Romains pour l'h&#233;g&#233;monie en Arm&#233;nie, Arabes et Byzantins se partag&#232;rent le pouvoir jusqu'au moment o&#249; Byzance an&#233;antit en 1040 les restes de l'autonomie arm&#233;nienne. D&#233;j&#224; en 630, l'Empereur Heraklios faisait des projets pour une union eccl&#233;siastique avec les Arm&#233;niens monophysites. Dix ans apr&#232;s, les Arabes le d&#233;livr&#232;rent de ses soucis en envahissant l'Anatolie orientale et en brisant la puissance byzantine. Des victoires occasionnelles des Byzantins, par exemple celle de l'Empereur Justinien, ne men&#232;rent qu'&#224; des tentatives vaines pour r&#233;int&#233;grer les Arm&#233;niens de force dans l'&#233;glise grecque-orthodoxe officielle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, Byzantins et Arabes se partag&#232;rent le contr&#244;le sur l'Arm&#233;nie, &#224; l'exemple des trait&#233;s entre Romains et Persans concernant la domination en Anatolie orientale et au Caucase limitrophe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le prince Ashkot fut sacr&#233; roi d'Arm&#233;nie, Arabes et Byzantins lui remirent ensemble les insignes du pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Arm&#233;nie prosp&#233;rait en tant qu'&#233;tat tampon semi-ind&#233;pendant entre les Arabes et les Byzantins et semblait &#234;tre contente de cette situation.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'intelligence des Princes arm&#233;niens, qui savaient reconna&#238;tre les limites de leur pouvoir et de ce qui &#233;tait politiquement faisable, fut une fois de plus une garantie de bien-&#234;tre des Ha&#239;k.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pendant cette p&#233;riode que les &#233;difices somptueux d'Ani et de l'&#238;le d'Ahtamar sur le lac de Van furent construits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La supr&#233;matie des Califes de Damas ou, plus tard, de Bagdad &#233;tait tout &#224; fait supportable. Aucun Arabe n'aurait jamais song&#233; &#224; importuner les Arm&#233;niens &#224; cause de leur confession monophysite. Tout au contraire, ils remirent aux Arm&#233;niens la t&#226;che de surveiller les lieux saints &#224; J&#233;rusalem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous les Bagratides et sous le contr&#244;le arabo-byzantin les Arm&#233;niens atteignirent l'&#226;ge d'or de leur civilisation. Ani fut achev&#233;, l'&#233;glise d'Ahtamar devint le si&#232;ge des Catholicos arm&#233;niens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les Byzantins ne pouvaient pas r&#233;sister &#224; la tentation de tenir la drag&#233;e haute aux Arm&#233;niens monophysites, et cela malgr&#233; les bruits de plus en plus inqui&#233;tants sur des peuplades et tribus, qui semblaient dispos&#233;s &#224; marcher vers l'ouest en traversant l'Iran. Mais les Byzantins, au lieu de consolider et renforcer l'&#233;tat tampon arm&#233;nien oblig&#232;rent le prince dAni, Hovanes Smbat, de leur abandonner Ani inconditionnellement et sans restriction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s son triomphe au Balkan, Basileos II, le &#171; tueur des Bulgares &#187;, se tourna vers le Caucase et l'Arm&#233;nie o&#249; il continua sa politique expansionniste avec un succ&#232;s &#233;gal.&lt;br class='autobr' /&gt;
Celle-ci trouva son glorieux couronnement en Arm&#233;nie sous Constantin IX : Constantin IX, Monomachos, un z&#233;lote orthodoxe sans scrupule annexa Ani, &#171; l'h&#233;r&#233;tique &#187; et l'incorpora &#224; l'Empire byzantin orthodoxe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la version arm&#233;nienne, le &#171; Roi Gagik II fut contraint &#224; Constantinople de rendre son royaume &#187;. 1045, encore une ann&#233;e fatidique pour les Arm&#233;niens. A partir de 1045, l'Anatolie orientale, la r&#233;gion historique d'Arm&#233;nie ne vit plus aucun royaume ni aucune principaut&#233; arm&#233;nienne ind&#233;pendante ou semi-ind&#233;pendante, ni aucune trace d'une autonomie arm&#233;nienne sur son sol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce furent l'Empereur Basile II, le &#171; Tueur des Bulgares &#187;, et apr&#232;s lui, l'Empereur Constantin IX Monomachos, qui an&#233;antirent toute autonomie politique arm&#233;nienne en Anatolie orientale et personne d'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- T&#233;l&#233;charger le dossier complet &#034;&lt;a href=&#034;http://www.bibliotheque-turque.fr/IMG/pdf/1_-a_myth_of_terror_fr.pdf&#034;&gt;UN MYTHE DE LA TERREUR&lt;/a&gt;&#034; de Erich Feigl&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Citation de Hagop Sarkissian</title>
		<link>http://www.bibliotheque-turque.fr/?Citation-de-Hagop-Sarkissian</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Redacteur</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Hagop Sarkissian &#233;tait un Arm&#233;nien ottoman, r&#233;install&#233; avec sa famille &#224; Alep, en 1915, et qui partit plus tard aux &#201;tats-Unis, devenant citoyen am&#233;ricain sous le nom de James K. Sutherland. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1964, il a publi&#233; ses M&#233;moires, o&#249; il &#233;crit, entre autres : &lt;br class='autobr' /&gt;
Cemal Pa&#351;a, num&#233;ro 3 du r&#233;gime jeune-turc &#233;tait &#171; un grand homme &#187;, qui &#171; sauva un demi-million d'Arm&#233;niens &#187; ; &lt;br class='autobr' /&gt;
Cemal &#171; disait : &#8223;Si les Arm&#233;niens savaient ce que j'ai fait pour eux, ils r&#233;aliseraient une statue en or &#224; mon effigie, et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.bibliotheque-turque.fr/?-Citations-" rel="directory"&gt;Citations&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Hagop Sarkissian &#233;tait un Arm&#233;nien ottoman, r&#233;install&#233; avec sa famille &#224; Alep, en 1915, et qui partit plus tard aux &#201;tats-Unis, devenant citoyen am&#233;ricain sous le nom de James K. Sutherland.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1964, il a publi&#233; ses M&#233;moires, o&#249; il &#233;crit, entre autres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cemal Pa&#351;a, num&#233;ro 3 du r&#233;gime jeune-turc &#233;tait &#171; un grand homme &#187;, qui &#171; sauva un demi-million d'Arm&#233;niens &#187; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cemal &#171; disait : &#8223;Si les Arm&#233;niens savaient ce que j'ai fait pour eux, ils r&#233;aliseraient une statue en or &#224; mon effigie, et ils la placeraient au sommet du mont Ararat.&#8221; Je crois maintenant qu'il avait raison. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(James K. Sutherland, &#171; Adventures of an Armenian Boy &#187;, Ann Arbor, Ann Arbor Press, 1964, pp. 146-148).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Turkish Daily News, le 10 avril 2001</title>
		<link>http://www.bibliotheque-turque.fr/?Turkish-Daily-News-le-10-avril</link>
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		<dc:date>2014-06-21T21:02:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Redacteur</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Shimon Peres, en visite officielle &#224; Ankara, a publiquement balay&#233; les all&#233;gations arm&#233;niennes de &#034;g&#233;nocide&#034;, qualifiant celles-ci d'&#034;absurdes&#034; : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Nous rejetons les tentatives de cr&#233;er une similarit&#233; entre l'Holocauste juif et les all&#233;gations arm&#233;niennes. Rien de comparable &#224; l'Holocauste n'a eu lieu. Ce qu'ont endur&#233; les Arm&#233;niens est une trag&#233;die mais pas un g&#233;nocide&#034; a affirm&#233; le pr&#233;sident isra&#233;lien dans une interview accord&#233;e au quotidien turc de langue anglaise, Turkish Daily News, le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.bibliotheque-turque.fr/?-Citations-" rel="directory"&gt;Citations&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Shimon Peres, en visite officielle &#224; Ankara, a publiquement balay&#233; les all&#233;gations arm&#233;niennes de &#034;g&#233;nocide&#034;, qualifiant celles-ci d'&#034;absurdes&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nous rejetons les tentatives de cr&#233;er une similarit&#233; entre l'Holocauste juif et les all&#233;gations arm&#233;niennes. Rien de comparable &#224; l'Holocauste n'a eu lieu. Ce qu'ont endur&#233; les Arm&#233;niens est une trag&#233;die mais pas un g&#233;nocide&#034; a affirm&#233; le pr&#233;sident isra&#233;lien dans une interview accord&#233;e au quotidien turc de langue anglaise, Turkish Daily News, le 10 avril 2001.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Freysinger la cible de la diaspora arm&#233;nienne</title>
		<link>http://www.bibliotheque-turque.fr/?Freysinger-la-cible-de-la-diaspora-armenienne</link>
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		<dc:date>2014-03-05T22:05:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Redacteur</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;On vous en parlez encore il y a quelques jours, Mr Freysinger le conseiller d'&#233;tat valaisan lors d'un interview accord&#233; au journal Aydinlik. &#199;a n'a pas tard&#233; du c&#244;t&#233; de la diaspora arm&#233;nienne, le pr&#233;sident d'honneur de l'Association Suisse-Arm&#233;nie a qualifi&#233; les propos du d'&#171; irresponsables &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette interview publi&#233;e en anglais le 15 janvier dans le journal &#171; Aydinlik &#187;, Oskar Freysinger d&#233;clare &#224; propos du massacre : &#171; Peut-&#234;tre a-t-il eu lieu, peut-&#234;tre pas. Cela doit pouvoir &#234;tre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.bibliotheque-turque.fr/?-Information-s-" rel="directory"&gt;Information(s)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.bibliotheque-turque.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton98-763e3.jpg?1780348497' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On vous en parlez encore il y a quelques jours, Mr Freysinger le conseiller d'&#233;tat valaisan lors d'un interview accord&#233; au journal Aydinlik. &#199;a n'a pas tard&#233; du c&#244;t&#233; de la diaspora arm&#233;nienne, le pr&#233;sident d'honneur de l'Association Suisse-Arm&#233;nie a qualifi&#233; les propos du d'&#171; &lt;strong&gt;irresponsables&lt;/strong&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette interview publi&#233;e en anglais le 15 janvier dans le journal &#171; Aydinlik &#187;, Oskar Freysinger d&#233;clare &#224; propos du massacre : &#171; &lt;strong&gt;Peut-&#234;tre a-t-il eu lieu, peut-&#234;tre pas. Cela doit pouvoir &#234;tre d&#233;battu de mani&#232;re ouverte&lt;/strong&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus loin, le conseiller d'Etat en charge de l'&#233;ducation se d&#233;clare oppos&#233; &#224; ce que le g&#233;nocide arm&#233;nien soit enseign&#233; &#224; l'&#233;cole, ce d'autant plus que les historiens ne sont pas d'accord entre eux, dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oskar Freysinger &#233;tait interrog&#233; dans le cadre d'un jugement de la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme concernant le nationaliste turc Dogu Perin&#231;ek. Ce dernier nie le g&#233;nocide arm&#233;nien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'interview au journal turc, Oskar Freysinger salue la d&#233;cision de la Cour de Strasbourg. &#171; Aydinlik &#187; n'est pas n'importe quel journal, selon Sarkis Shahinian, pr&#233;sident d'honneur de l'Association Suisse-Arm&#233;nie. Il s'agit de la feuille du parti des travailleurs de Turquie, dont Dogu Perin&#231;ek est le pr&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Position suisse rabaiss&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec de tels propos, Oskar Freysinger met en jeu son int&#233;grit&#233; personnelle, poursuit-il. &#171; Sur cette question, il se comporte de mani&#232;re totalement irresponsable et rabaisse la dignit&#233; de la politique de la Suisse &#187;, ajoute Sarkis Shahinian.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, le conseiller national valaisan se place en contradiction avec lui-m&#234;me : en 2003, il a vot&#233; avec six autres parlementaires UDC un postulat sur la reconnaissance du g&#233;nocide arm&#233;nien. Il s'&#233;tait pour l'occasion tr&#232;s bien inform&#233; et avait m&#234;me &#233;chang&#233; personnellement avec Sarkis Shahinian.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce retournement de position ne peut pas &#234;tre pris au s&#233;rieux, estime l'Association Suisse-Arm&#233;nie qui n'envisage pas de d&#233;poser plainte. &#171; Pour (Oskar) Freysinger, il s'agit d'attirer l'attention &#187;, un coup d'&#233;clat auquel l'association ne veut pas participer, selon Sarkis Shahinian.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Libert&#233; d'expression&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2007, le Turc a &#233;t&#233; condamn&#233; en Suisse pour discrimination raciale, une d&#233;cision contre laquelle Dogu Perin&#231;ek a fait recours &#224; Strasbourg. La Cour lui a finalement donn&#233; raison fin d&#233;cembre, estimant que la Suisse avait viol&#233; le droit &#224; la libert&#233; d'expression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Suisse a jusqu'au 17 mars pour faire valoir son droit de recours. Mercredi, aucune d&#233;cision en ce sens n'avait encore &#233;t&#233; prise, a indiqu&#233; l'Office f&#233;d&#233;ral de la justice.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;avec ats&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le politicien Freysinger sur la Question arm&#233;nienne</title>
		<link>http://www.bibliotheque-turque.fr/?Le-politicien-Freysinger-sur-la</link>
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		<dc:date>2014-01-15T22:38:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Redacteur</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Je vous propose de d&#233;couvrir l'entretien accord&#233; d'un d&#233;put&#233; suisse du nom de Oskar Freysinger au journal Ayd&#305;nl&#305;k. &lt;br class='autobr' /&gt;
Extrait : &lt;br class='autobr' /&gt;
Fatma Sahindal : Comment &#233;valuez-vous la d&#233;cision de la CEDH ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Oskar Freysinger : Je ne suis pas surpris. Parce que l'un des principes fondamentaux d'une d&#233;mocratie est la libert&#233; d'expression. Quel que soit le sujet est la qualit&#233; qui s&#233;pare la soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique et des r&#233;gimes totalitaires et de devoir s'exprimer librement. La question arm&#233;nienne est un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.bibliotheque-turque.fr/?-Information-s-" rel="directory"&gt;Information(s)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.bibliotheque-turque.fr/local/cache-vignettes/L150xH85/arton97-c3c4b.jpg?1780348497' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je vous propose de d&#233;couvrir l'entretien accord&#233; d'un d&#233;put&#233; suisse du nom de Oskar Freysinger au journal Ayd&#305;nl&#305;k.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Extrait :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fatma Sahindal&lt;/strong&gt; : Comment &#233;valuez-vous la d&#233;cision de la CEDH ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Oskar Freysinger&lt;/strong&gt; : Je ne suis pas surpris. Parce que l'un des principes fondamentaux d'une d&#233;mocratie est la libert&#233; d'expression. Quel que soit le sujet est la qualit&#233; qui s&#233;pare la soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique et des r&#233;gimes totalitaires et de devoir s'exprimer librement.&lt;br class='autobr' /&gt;
La question arm&#233;nienne est un sujet qui int&#233;resse les historiens. Etait-ce un g&#233;nocide des Arm&#233;niens ou un massacre ? Nous ne pouvons pas le savoir bien s&#251;r. Et ici, c'est le travail des historiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[...]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fatma Sahindal&lt;/strong&gt; : Vous avez &#233;galement dit &#171; oui &#187; au projet [&#224; reconna&#238;tre le g&#233;nocide arm&#233;nien], pourquoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Oskar Freysinger&lt;/strong&gt; : J'avais par le pass&#233; dit oui &#224; la reconnaissance de la d&#233;cision du g&#233;nocide arm&#233;nien ... Mais quelque temps plus tard, j'ai r&#233;alis&#233; que j'avais dit oui en s'appuyant sur les informations que j'avais survol&#233; et sur des ou&#239;-dire. J'ai dit oui sans faire, des recherches approfondies, c'est grave. En bref, les parlementaires ne peuvent pas faire la lumi&#232;re sur les questions et les v&#233;rit&#233;s de l'histoire. Ils ne peuvent pas trouver une r&#233;ponse. Je pense que la la r&#233;solution parlementaire suisse a besoin d'&#234;tre chang&#233; et &#233;valu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[...]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fatma Sahindal&lt;/strong&gt; : Une nation qui reconna&#238;t les &#233;v&#233;nements de 1915 comme un &#171; g&#233;nocide &#187; dans les manuels. peut-on le corriger aujourd'hui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Oskar Freysinger&lt;/strong&gt; : Il est une grande v&#233;rit&#233; que les livres d'&#233;ducation et d'enseignement ont un grand effet sur les perceptions des enfants et des jeunes. Nous pouvons dire que c'est une grande manipulation sur les jeunes qui n'ont pas encore de d&#233;couvrir la libert&#233; mentale et n'ont pas suffisamment interrog&#233; la nudit&#233; d'exp&#233;riences de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne suis pas s&#251;r que la Suisse protester contre la d&#233;cision de la CEDH. Si c'est comme &#231;a, je serai vraiment tr&#232;s surpris. Je soutiens la d&#233;cision de la CEDH. Dans la d&#233;cision, il indique clairement qu'un historien (Dogu Perin&#231;ek se r&#233;f&#233;rant &#224;) exprime ses pens&#233;es dans un pays libre. Aime ou non. [Comme] un parlement, en disant qu'il a reconnu un g&#233;nocide, vous ne pouvez pas me supprimer la libert&#233; d'expression d'une personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Source &lt;a href=&#034;http://www.aydinlikdaily.com/Swiss-Politician-Freysinger-on-Armenian-Question-1909&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ayd&#305;nl&#305;k&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le site Panarmenian.net rappelait que le 26...</title>
		<link>http://www.bibliotheque-turque.fr/?Le-site-Panarmenian-net-rappelait</link>
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		<dc:date>2014-01-02T15:42:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Redacteur</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le site Panarmenian.net rappelait que le 26 d&#233;cembre &#233;tait le jour anniversaire de la naissance de &#171; l'&#233;crivain et p&#232;re spirituel de l'ASALA, Kourken Yanikian &#187; qui avait fait la une des m&#233;dias en abattant le 27 janvier 1973 &#224; Santa Barbara (Californie) le consul de Turquie &#224; Los Angeles et son adjoint. &lt;br class='autobr' /&gt;
Kourken Yanikian &#233;tait un survivant du &#034;g&#233;nocide&#034; arm&#233;nien ex&#233;cut&#233; par la Turquie ottomane entre 1915 et 1923. Il &#233;tait n&#233; &#224; Erzeroum (Garine en arm&#233;nien) en 1895. Apr&#232;s des &#233;tudes &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.bibliotheque-turque.fr/?-Information-s-" rel="directory"&gt;Information(s)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.bibliotheque-turque.fr/local/cache-vignettes/L150xH101/arton96-c9148.jpg?1780348497' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le site Panarmenian.net rappelait que le 26 d&#233;cembre &#233;tait le jour anniversaire de la naissance de &#171; l'&#233;crivain et p&#232;re spirituel de l'ASALA, Kourken Yanikian &#187; &lt;strong&gt;qui avait fait la une des m&#233;dias en abattant le 27 janvier 1973 &#224; Santa Barbara (Californie) le consul de Turquie &#224; Los Angeles et son adjoint&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kourken Yanikian &#233;tait un survivant du &#034;g&#233;nocide&#034; arm&#233;nien ex&#233;cut&#233; par la Turquie ottomane entre 1915 et 1923. Il &#233;tait n&#233; &#224; Erzeroum (Garine en arm&#233;nien) en 1895. Apr&#232;s des &#233;tudes &#224; Moscou, il avait &#233;migr&#233; aux Etats Unis et publi&#233; quelques romans qui avaient pour titre &#171; la naissance du Christ &#187; ou &#171; la voix de l'Am&#233;ricain &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 78 ans, le 27 janvier 1973, Kourken Yanikian invite &#224; l'h&#244;tel &#171; Baltimore &#187; de Santa Barbara Mehmet Baydour le consul g&#233;n&#233;ral de Turquie &#224; Los Angeles et son adjoint Bahandour Demir sous pr&#233;texte d'offrir &#224; la Turquie une &#339;uvre d'art (un tableau de Talaat). &lt;strong&gt;Kourken Yanikian abat froidement les deux diplomates&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de son proc&#232;s il affirmera &#171; je n'ai pas tu&#233; deux personnes, j'ai abattu deux &#234;tres repr&#233;sentant le mal. Pour moi ce n'&#233;taient pas des humains &#187;. Kourken Yanikian avait dans son geste, l'espoir que son proc&#232;s placerait l'histoire du &#034;g&#233;nocide&#034; arm&#233;nien dans l'actualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#224; l'issue du proc&#232;s, Kourken Yanikian fut condamn&#233; en juillet 1973 &#224; la prison &#224; perp&#233;tuit&#233;. En 1984 Kourken Yanikian, en raison de son &#233;tat de sant&#233; tr&#232;s d&#233;t&#233;rior&#233;, est lib&#233;r&#233;. Un mois apr&#232;s sa sortie de prison, il d&#233;c&#233;dait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Kourken Yanikian inspirait la naissance du groupe arm&#233; l'Arm&#233;e Secr&#232;te arm&#233;nienne pour la Lib&#233;ration de l'Arm&#233;nie (ASALA) dont la premi&#232;re section s'intitulait &#171; groupe Kourken Yanikian &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier attentat sign&#233; par l'ASALA se d&#233;boulait le 20 janvier 1975 &#224; Beyrouth (Liban). Entre 1975 et 1990 l'ASALA et le commando des Justiciers du g&#233;nocide arm&#233;nien commettaient des centaines d'actes terroristes qui mettaient la Question arm&#233;nienne et le &#034;g&#233;nocide&#034; &#224; la Une de l'actualit&#233; mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde d&#233;couvrait ou red&#233;couvrait le &#034;g&#233;nocide&#034; des Arm&#233;niens ex&#233;cut&#233; entre 1915 et 1923 en Turquie. Des dizaines de diplomates turcs &#233;taient abattus &#224; travers le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1983 &#171; The Times &#187; &#233;crivait que &#171; lors de la derni&#232;re d&#233;cennie 36 diplomates turcs furent assassin&#233;s dans divers pays par l'ASALA &#187;. Une trentaine de membres de l'ASALA trouvaient &#233;galement la mort lors de ces actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des dizaines d'autres &#233;taient &#233;galement en prison. L'ASALA entrait dans l'histoire en entrainant avec elle celle du g&#233;nocide arm&#233;nien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 15 juillet 1983 l'attentat sign&#233; par l'ASALA &#224; l'a&#233;roport d'Orly tuait huit personnes au comptoir de la Turkish Airlines. Un attentat qui provoquait une scission au sein de l'organisation qui allait se disloquer progressivement et d&#233;cliner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Krikor Amirzayan&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : &lt;a href=&#034;http://www.armenews.com/article.php3?id_article=96075&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Armenews&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Article en r&#233;f&#233;rent&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;=&gt; &lt;a href=&#034;http://www.bibliotheque-turque.fr/?Bilan-du-terrorisme-Armenien&#034;&gt;Bilan du terrorisme Arm&#233;nien&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Arm&#233;nie bolcheviste</title>
		<link>http://www.bibliotheque-turque.fr/?L-Armenie-bolcheviste</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.bibliotheque-turque.fr/?L-Armenie-bolcheviste</guid>
		<dc:date>2013-11-15T22:48:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Redacteur</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Notre correspondant particulier de Constantinople t&#233;l&#233;graphie : &lt;br class='autobr' /&gt;
A la suite de la conf&#233;rence tenue &#224; Tiflis, le parti arm&#233;nien Dachnak, qui fut renvers&#233; par les bolchevistes, a d&#233;cid&#233; de se rallier au gouvernement sovi&#233;tique et &#224; tendances russophiles qui l'a remplac&#233;. Une propagande du m&#234;me sens a &#233;t&#233; faite chez les Arm&#233;niens de Turquie, &#224; Constantinople en particulier Source gallica.bnf.fr / Biblioth&#232;que nationale de France&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.bibliotheque-turque.fr/?-Le-Temps-Paris-1861-1861-1942-" rel="directory"&gt;Le Temps (Paris. 1861). 1861-1942.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.bibliotheque-turque.fr/local/cache-vignettes/L150xH96/arton93-d4fc8.jpg?1780449926' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='96' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Notre correspondant particulier de Constantinople t&#233;l&#233;graphie : &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
A la suite de la conf&#233;rence tenue &#224; Tiflis, le parti arm&#233;nien Dachnak, qui fut renvers&#233; par les bolchevistes, a d&#233;cid&#233; de se rallier au gouvernement sovi&#233;tique et &#224; tendances russophiles qui l'a remplac&#233;. Une propagande du m&#234;me sens a &#233;t&#233; faite chez les Arm&#233;niens de Turquie, &#224; Constantinople en particulier&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Source &lt;a href=&#034;http://gallica.bnf.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;gallica.bnf.fr&lt;/a&gt; / Biblioth&#232;que nationale de France&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le patriarcat Arm&#233;nien-Orthodoxe</title>
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		<dc:creator>Redacteur</dc:creator>



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&lt;p&gt;Pleins d'affection, les sultans-califes ottomans les appellaient leurs &#171; sujet tr&#232;s fid&#232;les &#187;. Sous le r&#232;gne des Seldjoukides et des Ottomans, entre les Ile et 14e si&#232;cles, les Arm&#233;niens v&#233;curent la p&#233;riode la plus heureuse de leur histoire, leur &#226;ge d'or. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, les Arm&#233;niens constituent toujours la plus importante minorit&#233; de la Turquie. Ils sont hautement respect&#233;s en tant que commer&#231;ants, techniciens, m&#233;decins, artistes et artisans. Ils jouissent des m&#234;mes droits et ont les m&#234;mes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.bibliotheque-turque.fr/?-Pretendu-e-s-" rel="directory"&gt;Pr&#233;tendu(e)s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.bibliotheque-turque.fr/local/cache-vignettes/L150xH113/arton89-5a634.jpg?1780449927' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pleins d'affection, les sultans-califes ottomans les appellaient leurs &#171; sujet tr&#232;s fid&#232;les &#187;. Sous le r&#232;gne des Seldjoukides et des Ottomans, entre les Ile et 14e si&#232;cles, les Arm&#233;niens v&#233;curent la p&#233;riode la plus heureuse de leur histoire, leur &#226;ge d'or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les Arm&#233;niens constituent toujours la plus importante minorit&#233; de la Turquie. Ils sont hautement respect&#233;s en tant que commer&#231;ants, techniciens, m&#233;decins, artistes et artisans. Ils jouissent des m&#234;mes droits et ont les m&#234;mes responsabilit&#233;s que tout autre citoyen turc, sans consid&#233;ration aucune de leur origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'on d&#233;signe aujourd'hui par &#171; Question arm&#233;nienne &#187; fut cr&#233;&#233; par le trait&#233; russe de San Stefano en 1878.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auparavant, la population arm&#233;nienne d'Istanbul se composait de quatre groupes assez distincts. A Istanbul et &#224; Izmir vivaient les Amiras, des Arm&#233;niens riches et d'une &#233;ducation remarquable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Anatolie on trouvait les Kavarangans. C'&#233;taient des artisans et commer&#231;ants ais&#233;s dont l'influence se faisait aussi sentir dans les villes. Dans leurs coutumes, les paysans ne se distinguaient gu&#232;re de leurs compatriotes islamiques. Enfin il y avait encore les montagnards qui jouissaient de privil&#232;ges et m&#234;me &#224; l'int&#233;rieur du &#171; Millet &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
arm&#233;nien, de quelques libert&#233;s sp&#233;ciales. Leur statut pouvait &#234;tre qualifi&#233; de semi-ind&#233;pendance. Le gouvernement central ottoman les laissait tranquilles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, les R&#233;volutionnaires et quelques Z&#233;lotes protestants se concentraient justement sur ces communaut&#233;s rurales semi-ind&#233;pendantes et y employaient toutes les ficelles de la d&#233;magogie, afin de les r&#233;volter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soul&#232;vement arm&#233;nien de Zeitun est un triste exemple des m&#233;thodes pr&#244;n&#233;es par leur chauvinisme sans limite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque communaut&#233; (en Turc &#171; Millet &#187;) de l'Empire ottoman disposait d'une autonomie assez &#233;tendue et s'administrait elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patriarche arm&#233;nien-orthodoxe d'Istanbul &#233;tait le chef spirituel de tous les chr&#233;tiens qui n'appartenaient pas &#224; l'&#233;glise grecque-orthodoxe ; outre ses propres Gr&#233;goriens,&lt;br class='autobr' /&gt;
c'&#233;taient d'abord les &#233;glises monophysites en Asie Mineure et en Afrique, et les Jacobites, les Syriens et les Coptes &#233;gyptiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on qualifiait de &#171; Kopti &#187; (Coptes), aussi les Gitans (dans l'id&#233;e qu'ils pouvaient &#234;tre originaires d'Egypte), tous les Gitans de l'Empire ottoman furent en ce qui concerne le droit civil assujettis au patriarche arm&#233;nien d'Istanbul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre confession sous tutelle arm&#233;nienne-orthodoxe &#233;tait celles des Bogomiles des Balkans. Leurs p&#232;res fondateurs, les Pauliciens, survivaient en communaut&#233;s minuscules en Anatolie orientale en maintenant les traditions spirituelles du manich&#233;isme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de la province d'Arm&#233;nie au sens historique, et aussi celle des nombreuses ethnies qui l'habitaient, commence sous le signe de la lutte pour la domination du monde entre l'Orient et l'Occident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les Haik indo-europ&#233;ens, d'origine thrace et balkanique immigr&#232;rent au 6e si&#232;cle av. J.-C. dans la province historique d'Arm&#233;nie, ils arriv&#232;rent au moment o&#249; l'Empire Urart&#233;en s'effondrait sous les coups des Scythes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Haik indo-europ&#233;ens nouveaux venus se m&#233;lang&#232;rent en partie avec les Urart&#233;ens autochthones, dont la langue de type asiatique (agglutinante comme le Turc) et la civilisation sup&#233;rieure exerc&#232;rent une certaine influence sur l'arm&#233;nien indo-europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au cours m&#234;me de leur immigration, les Haik (les Arm&#233;niens) tomb&#232;rent sous la domination m&#233;dique et, en 550, le roi des rois Cyrus s'empara de la vieille terre des Urart&#233;ens y compris les Haik r&#233;cemment venus. La premi&#232;re mention des Arm&#233;niens qui &#233;taient d&#233;j&#224; un peuple d&#233;pendant sous domination persane - se trouve sur l'inscription rupestre de Behistun dans les messages de triomphe de Darius (486 av. J.-C).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 4e si&#232;cle av. J.-C, l'Arm&#233;nie (avec l'ensemble des peuples, tribus et m&#233;langes d'ethnies qui y &#233;taient install&#233;s) se trouvait sous la domination ach&#233;m&#233;nide et, par la suite, des S&#233;leucides. Quand les Parthes commenc&#232;rent &#224; exercer leur h&#233;g&#233;monie, le prince arm&#233;nien Tigran dut se rendre comme otage &#224; la cour parthe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tigran II (95-55 av. J.-C.) r&#233;ussit &#224; se lib&#233;rer des Parthes et &#224; cr&#233;er un royaume ind&#233;pendant d'Arm&#233;nie. Sa capitale fut Tigranakert (aujourd'hui Silvan, au sud-est du lac de Van). Tigran II se maria avec la fille du Roi du Pont, Mithridate Eupator, et commit l'immense erreur de se soulever, de concert avec Mithridate, contre Rome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le roi des Arm&#233;niens, Tigrane refusa de livrer &#224; Luculle, chef de l'arm&#233;e romaine, son beau-p&#232;re Mithridate, roi du Pont, qui &#233;tait devenu parano&#239;aque, Luculle avan&#231;a vers la &#171; Ville de Tigrane &#187;. La cavalerie de Tigrane seule, couverte de fer et munie de lances, &#233;tait plus nombreuse que l'arm&#233;e enti&#232;re de Luculle. Les Arm&#233;niens se moqu&#232;rent en disant que celle-ci &#233;tait trop importante pour une ambassade et trop petite pour une arm&#233;e. En une seule journ&#233;e de bataille, le 9 octobre 69 av. J.-C, les Romains &#233;cras&#232;rent l'arm&#233;e de Tigrane, vingt-et-une fois plus nombreuse. Le bulletin de l'arm&#233;e romaine rapporte qu'il n'y avait presque pas de Romains parmi les morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tigrane r&#233;ussit &#224; se sauver sans &#234;tre reconnu et rencontra son beau-p&#232;re Mithridate, qui fut par la suite assassin&#233; par ses propres gens. Les peuples conquis se soulev&#232;rent contre la tyrannie de Tigrane et rendirent hommage aux vainqueurs Luculle et Pomp&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'en 69 av. J.-C, le g&#233;n&#233;ral romain Luculle l'emporta sur le roi des Arm&#233;niens Tigrane II, le r&#234;ve illusoire d'une ind&#233;pendance arm&#233;nienne fut d&#233;finitivement bris&#233;. S'il arrive que de nos jours des Haik s'appuient sur ce bref &#233;pisode d'une v&#233;ritable h&#233;g&#233;monie arm&#233;nienne en Anatolie orientale et que des terroristes arm&#233;niens justifient leurs aspirations cela fait penser &#224; des Mafiosi italiens aux Etats-Unis, qui se proclameraient successeurs des Romains - de Luculle ou de Trajan - pour prendre, en tant que l&#233;gitimes h&#233;ritiers des vainqueurs de Tigranakert, le pouvoir en Anatolie orientale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Europe centrale, les Hongrois pourraient r&#233;clamer Vienne parce que Mathias Corvin y a r&#233;sid&#233; pendant quelques ann&#233;es, et ainsi de suite. Si chaque peuple r&#233;clamait les r&#233;gions qu'il a poss&#233;d&#233;es &#224; quelque moment que ce soit dans l'histoire on serait contraint d'&#233;vacuer le globe entier et de s'engager dans des guerres interminables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant de longs si&#232;cles mouvement&#233;s ce furent ou bien les Romains qui dominaient l'Anatolie orientale (Trajan, N&#233;ron, Hadrien, Diocl&#233;tien) ou les Sassanides persans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'Empereur Diocl&#233;tien nomma Tiridate III, roi d'Arm&#233;nie. Gr&#233;goire Parthev, un Parthe, pr&#234;cha l'&#233;vangile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les recherches les plus r&#233;centes, ce ne fut qu'apr&#232;s la conversion de l'Empereur Constantin, donc apr&#232;s 313 -probablement en 314 -, que l'Arm&#233;nie, sur l'ordre du roi Trdat (Tiridate) adopta le christianisme. Selon toute apparence, la mission d'Arm&#233;nie commen&#231;a &#224; partir d'Edessa (aujourd'hui Urfa). Il est prouv&#233; qu'il y aurait eu en Arm&#233;nie des communaut&#233;s chr&#233;tiennes depuis le 2e si&#232;cle. Le grand convertisseur fut Gr&#233;goire Parthev Lusarevic, l'Illuminateur, qui n'&#233;tait pas issu du peuple des Haik, mais un Arm&#233;nien au sens propre, c'est-&#224;-dire un habitant de la province d'Arm&#233;nie. Il &#233;tait, en effet, d'origine parthe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#233;goire vivait dans la ville romaine de C&#233;sar&#233;e (Kayseri) o&#249; il se convertit au christianisme. Le roi Tiridate fit d'abord pers&#233;cuter Gr&#233;goire, mais par la suite embrassa lui-m&#234;me le Christianisme. Petit &#224; petit, le peuple d'Arm&#233;nie l'imita.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le triomphe du Christianisme fut total &#224; l'int&#233;rieur de l'Empire romain, mais aussi dans sa sph&#232;re d'inflence, en G&#233;orgie, en Albanie (Caucase) et en Arm&#233;nie. Ce d&#233;veloppement commen&#231;a &#224; inqui&#233;ter les Persans. Julien l'Apostat, qui aurait peut-&#234;tre &#233;t&#233; capable de se d&#233;barasser de la menace persane, mourra inopin&#233;ment. Son successeur, Jovien, abandonna sans combattre le Caucase et l'Arm&#233;nie aux Persans. Apr&#232;s la mort de l'Empereur Th&#233;odose en 395, l'Empire romain fut divis&#233; en un Empire d'Orient et un Empire d'Occident. C'est en vain que les seigneurs arm&#233;niens, qui souffraient de la politique religieuse des Sassanides, marqu&#233;e par l'intol&#233;rance, le fanatisme et l'antichristianisme, essay&#232;rent de gagner plus de libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la bataille d&#233;cisive d'Avarayr, en 451, le chef arm&#233;nien, Vardan Mamikonean succomba aux Persans. Il avait suppli&#233; en vain les Byzantins de lui venir en aide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e de 451, tragiquement d&#233;cisive pour les Arm&#233;niens, &#233;tait aussi l'ann&#233;e du 4e Concile oecum&#233;nique &#224; Chalc&#233;doine (aujourd'hui Kadik&#244;y, en face d'Istanbul, sur la rive asiatique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cause des guerres en Asie mineure, les chr&#233;tiens se trouvant au-del&#224; des fronti&#232;res byzantines ne pouvaient pas participer au Concile. La politique imp&#233;riale, la politique du clerg&#233; byzantin, restait incontest&#233;e et finalement la doctrine des deux natures dans le Christ, nature divine et nature humaine, s'imposa. Les &#171; Monophy-sites &#187;, d'abord les Arm&#233;niens, mais aussi les Syriens, les Coptes &#233;gyptiens, leurs voisins au sud en Ethiopie et l'&#233;glise de l'Inde, ainsi que les Nestoriens, assez r&#233;pandus en Iran, ne reconnurent pas les d&#233;cisions du Concile de Chalc&#233;doine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce conflit religieux eut de lourdes cons&#233;quences des deux c&#244;t&#233;s. Il en r&#233;sulta une hostilit&#233; profonde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Byzantins se d&#233;lect&#232;rent avec d&#233;dain de l'affaiblissement politique et militaire des Arm&#233;niens. Ils n&#233;gligeaient le fait, qu'ils sacrifiaient leur vieux rempart contre l'ennemi h&#233;r&#233;ditaire persan - mais &#233;galement contre les peuplades qui d&#233;j&#224; mena&#231;aient en Asie centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en 484 que les attaques persanes &#224; l'est affaiblirent les Byzantins d'une mani&#232;re d&#233;cisive. Quand, une g&#233;n&#233;ration plus tard, l'Empereur Justinien prit le pouvoir &#224; Byzance, il n'y avait plus trace d'une quelconque ind&#233;pendance arm&#233;nienne. Le pouvoir fut partag&#233; entre Persans et Byzantins. L'Empereur Maurice m&#234;me installa un nombre important d'Arm&#233;niens en Thrace, probablement leur pays d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les luttes entre Persans et Romains pour l'h&#233;g&#233;monie en Arm&#233;nie, Arabes et Byzantins se partag&#232;rent le pouvoir jusqu'au moment o&#249; Byzance an&#233;antit en 1040 les restes de l'autonomie arm&#233;nienne. D&#233;j&#224; en 630, l'Empereur Heraklios faisait des projets pour une union eccl&#233;siastique avec les Arm&#233;niens monophysites. Dix ans apr&#232;s, les Arabes le d&#233;livr&#232;rent de ses soucis en envahissant l'Anatolie orientale et en brisant la puissance byzantine. Des victoires occasionelles des Byzantins, par exemple celle de l'Empereur Justinien, ne men&#232;rent qu'&#224; des tentatives vaines pour r&#233;int&#233;grer les Arm&#233;niens de force dans l'&#233;glise grecque-orthodoxe officielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, Byzantins et Arabes se partag&#232;rent le contr&#244;le sur l'Arm&#233;nie, &#224; l'exemple des trait&#233;s entre Romains et Persans concernant la domination en Anatolie orientale et au&lt;br class='autobr' /&gt;
Caucase limitrophe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le prince Ashkot fut sacr&#233; roi d'Arm&#233;nie, Arabes et Byzantins lui remirent ensemble les insignes du pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Arm&#233;nie prosp&#233;rait en tant qu'&#233;tat tampon semi ind&#233;pendant entre les Arabes et les Byzantins et semblait &#234;tre contente de cette situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intelligence des Princes arm&#233;niens, qui savaient reconna&#238;tre les limites de leur pouvoir et de ce qui &#233;tait politiquement faisable, fut une fois de plus une garantie de&lt;br class='autobr' /&gt;
bien-&#234;tre des Ha&#239;k.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pendant cette p&#233;riode que les &#233;difices somptueux d'Ani et de l'&#238;le d'Ahtamar sur le lac de Van furent construits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La supr&#233;matie des Califes de Damas ou, plus tard, de Bagdad &#233;tait tout &#224; fait supportable. Aucun Arabe n'aurait jamais song&#233; &#224; importuner les Arm&#233;niens &#224; cause&lt;br class='autobr' /&gt;
de leur confession monophysite. Tout au contraire, ils remirent aux Arm&#233;niens la t&#226;che de surveiller les lieux saints &#224; J&#233;rusalem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous les Bagratides et sous le contr&#244;le arabo-byzantin les Arm&#233;niens atteignirent l'&#226;ge d'or de leur civilisation. Ani fut achev&#233;, l'&#233;glise d'Ahtamar devint le si&#232;ge des&lt;br class='autobr' /&gt;
Catholicos arm&#233;niens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les Byzantins ne pouvaient pas r&#233;sister &#224; la tentation de tenir la drag&#233;e haute aux Arm&#233;niens monophysites, et cela malgr&#233; les bruits de plus en plus inqui&#233;tants sur des peuplades et tribus, qui semblaient dispos&#233;s &#224; marcher vers l'ouest en traversant l'Iran. Mais les Byzantins, au lieu de consolider et renforcer l'&#233;tat tampon arm&#233;nien oblig&#232;rent le prince dAni, Hovanes Smbat, de leur abandonner Ani inconditionellement et sans restriction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s son triomphe au Balkan, Basileos II, le &#171; tueur des Bulgares &#187;, se tourna vers le Caucase et l'Arm&#233;nie o&#249; il continua sa politique expansionniste avec un succ&#232;s &#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle-ci trouva son glorieux couronnement en Arm&#233;nie sous Constantin IX : Constantin IX, Monomachos, un z&#233;lote orthodoxe sans scrupule annexa Ani, &#171; l'h&#233;r&#233;tique &#187; et l'incorpora &#224; l'Empire byzantin orthodoxe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la version arm&#233;nienne, le &#171; Roi Gagik II fut contraint &#224; Constantinople de rendre son royaume &#187;. 1045, encore une ann&#233;e fatidique pour les Arm&#233;niens. A partier de 1045, l'Anatolie orientale, la r&#233;gion historique d'Arm&#233;nie ne vit plus aucun royaume ni aucune principaut&#233; arm&#233;nienne ind&#233;pendante ou semi-ind&#233;pendante, ni aucune trace d'une autonomie arm&#233;nienne sur son sol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce furent l'Empereur Basile II, le &#171; Tueur des Bulgares &#187;, et apr&#232;s lui, l'Empereur Constantin IX Monomachos, qui an&#233;antirent toute autonomie politique arm&#233;nienne en&lt;br class='autobr' /&gt;
Anatolie orientale et personne d'autre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'attentat contre le pr&#233;sident de la d&#233;l&#233;gation arm&#233;nienne</title>
		<link>http://www.bibliotheque-turque.fr/?L-attentat-contre-le-president-de</link>
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		<dc:date>2013-05-11T23:02:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Redacteur</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Interrog&#233; apr&#232;s son arrestation par M. Simon, commissaire de police du quartier de Chaillot, Alexandre Ter Zacharian, l'auteur de l'attentat commis hier [27 janvier 1921] contre le pr&#233;sident de la d&#233;l&#233;gation arm&#233;nienne, a d&#233;clar&#233; au magistrat, que, n&#233; &#224; Erivan (Russie), en 1900, il &#233;tait d'origine arm&#233;nienne. Il avait commenc&#233; ses &#233;tudes de droit &#224; Petrograd et il &#233;tait venu &#224; Paris en d&#233;cembre 1919 pour les continuer. Log&#233; dans un h&#244;tel impasse Ronce,3, le jeune Arm&#233;nien eut vite &#233;puiss&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.bibliotheque-turque.fr/?-Le-Temps-Paris-1861-1861-1942-" rel="directory"&gt;Le Temps (Paris. 1861). 1861-1942.&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Interrog&#233; apr&#232;s son arrestation par M. Simon, commissaire de police du quartier de Chaillot, Alexandre Ter Zacharian, l'auteur de l'attentat commis hier [27 janvier 1921] contre le pr&#233;sident de la d&#233;l&#233;gation arm&#233;nienne, a d&#233;clar&#233; au magistrat, que, n&#233; &#224; Erivan (Russie), en 1900, il &#233;tait d'origine arm&#233;nienne. Il avait commenc&#233; ses &#233;tudes de droit &#224; Petrograd et il &#233;tait venu &#224; Paris en d&#233;cembre 1919 pour les continuer. Log&#233; dans un h&#244;tel impasse Ronce,3, le jeune Arm&#233;nien eut vite &#233;puiss&#233; ses &#233;conomies. Il exer&#231;a divers m&#233;tiers pour vivre et depuis trois semaines il travaillait comme ouvrier cordonnier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entendu au cours de l'apr&#232;s-midi par M. Warrain, juge d'instruction, Ter Zacharian a ajout&#233; qu'il se trouvait dans cette situation parce que sa famille avait &#233;t&#233; ruin&#233;e par les Soviets. &#034;C'est &#224; la mis&#232;re, a-t-il d&#233;clar&#233; au magistrat, qu'il faut attribuer mon acte. En exer&#231;ant divers m&#233;tiers, j'ai pu v&#233;g&#233;ter jusqu'&#224; ce jour. Mais le ch&#244;mage est venu et j'ai eu faim. Alors j'ai song&#233; que tous mes compatriotes souffraient aussi de la faim depuis sept ans. je r&#233;solus de me venger et de venger le peuple d'Arm&#233;nie, en tirant sur M. Aharonian, qui est le repr&#233;sentant du pouvoir. Je n'avais pas l'intention de le tuer, mais je voulais surtout, par l&#224;, attirer l'attention du monde sur nous&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
M. Warrain a demand&#233; un avocat d'office pour Ter Zacharian et l'a fait &#233;crouer au D&#233;p&#244;t sous l'inculpation de tentative de meurtre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Source &lt;a href=&#034;http://gallica.bnf.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;gallica.bnf.fr&lt;/a&gt; / Biblioth&#232;que nationale de France&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une entrevue avec le g&#233;n&#233;ral Andranik</title>
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		<dc:date>2013-05-11T22:59:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Redacteur</dc:creator>



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&lt;p&gt;le &#034;h&#233;ros de la libert&#233; arm&#233;nienne&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous venons d'avoir une entrevue avec le g&#233;n&#233;ral Andranik, cette noble et m&#226;le figure de patriote militant, qui pendant de longues ann&#233;es mena une &#226;pre et audacieuse lutte, dans l'Arm&#233;nie ottomane, contre la tyrannie d'Abdul Hamid, et qui pendant la grande guerre fut un des principaux organisateurs et chefs des corps de volontaires arm&#233;niens qui second&#232;rent l'arm&#233;e du Caucase dans ses combats contre les Turcs. C'est en pleine guerre qu'il a re&#231;u du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.bibliotheque-turque.fr/?-Le-Temps-Paris-1861-1861-1942-" rel="directory"&gt;Le Temps (Paris. 1861). 1861-1942.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;le &#034;h&#233;ros de la libert&#233; arm&#233;nienne&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous venons d'avoir une entrevue avec le g&#233;n&#233;ral Andranik, cette noble et m&#226;le figure de patriote militant, qui pendant de longues ann&#233;es mena une &#226;pre et audacieuse lutte, dans l'Arm&#233;nie ottomane, contre la tyrannie d'Abdul Hamid, et qui pendant la grande guerre fut un des principaux organisateurs et chefs des corps de volontaires arm&#233;niens qui second&#232;rent l'arm&#233;e du Caucase dans ses combats contre les Turcs. C'est en pleine guerre qu'il a re&#231;u du commandement russe le grade de major-g&#233;n&#233;ral. Du premier jour de la guerre jusqu'&#224; l'armistice. Andranik n'a cess&#233; de se battre pour la cause de l'Arm&#233;nie, pour la cause de l'Entente. Un une audience qu'il lui accordait derni&#232;rement, le pr&#233;sident de la R&#233;publique fran&#231;aise le f&#233;licitait de son courage et des services qu'il a rendus &#224; la cause de la libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici le r&#233;sum&#233; de ce que le g&#233;n&#233;ral Andranik nous &#224; dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Notre peuple, pendant la grande guerre, a fait plus que son devoir. Vous savez avec quel enthousiasme nos jeunes gens accoururent par la centaine pour prendre part &#224; la d&#233;fense de la France, et par milliers dans la l&#233;gion d'Orient pour se battre en Syrie contre les Turcs. Dans l'arm&#233;e russe, nous avons eu environ 180 000 soldats r&#233;guliers, qui pour la plupart, ont &#233;t&#233; envoy&#233;s sur le front allemand, et 12 &#224; 15 000 volontaires qui furent l'avant-garde de l'arm&#233;e du Caucase, comme la lampe &#233;clairant la marche de ces troupes luttant contre le Turc ; nous avons rempli dans ces durs et longs combats la t&#226;che la plus p&#233;nible, la plus p&#233;rilleuse et avons rendu aux troupes du Caucase de pr&#233;cieux services ; nous avons fait cela pour apporter notre contribution &#224; la grande lutte men&#233;e par la France et ses alli&#233;s pour le triomphe du droit. Vous savez combien la France est aim&#233;e chez nous ; sa langue, sa culture sont famili&#232;res &#224; la grande majorit&#233; de nos compatriotes ; son nom, dans nos plus humbles villages, est entour&#233; d'affection, puisqu'il est synonyme de justice et de libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Tout notre peuple a eu d&#232;s le premier jour la certitude que la France et ses alli&#233;s remporteraient la victoire, et il a gard&#233; cette foi m&#234;me aux jours les plus sombres. Et nous avions aussi la certitude que la victoire de la France et de ses alli&#233;s serait celle de notre propre cause, en faveur de laquelle ont pari&#233; et agi durant de longues ann&#233;es tant d'&#233;minents Fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Or, voil&#224; un an que la Turquie a &#233;t&#233; d&#233;faite, et le sort de notre peuple n'a pas encore &#233;t&#233; r&#233;gl&#233;, la lib&#233;ration de notre patrie n'est pas encore effectu&#233;e. Les provinces de l'Arm&#233;nie ottomane sont encore entre les mains des Turcs, et ceux des n&#244;tres qui, comptant sur la protection des alli&#233;s victorieux, y sont rentr&#233;s, vivent sous la menace constante de massacres. La seule r&#233;gion o&#249; mes compatriotes puissent trouver quelque s&#233;curit&#233; est la Cilicie, confi&#233;e &#224; la garde des troupes fran&#231;aises que ca commander le g&#233;n&#233;ral Gouraud. Dans les territoires de la R&#233;publique de l'Arm&#233;nie transcaucasienne, r&#232;gne une extr&#234;me mis&#232;re des &#233;pid&#233;mies s&#233;vissent ; l'hiver dernier et au printemps la famine et les maladies y ont fauch&#233; plus de 150 000 existences... A ces ravages s'ajoutent les pertes que les n&#244;tre subissent depuis des mois dans la luttes acharn&#233;es qu'ils m&#232;nent contre les Turcs, les Kurdes et les Tatars qui attaquent la R&#233;publique de toutes parts. Les troupes arm&#233;niennes se battent dans des conditions lamentable ; elles sont tr&#232;s pauvres en armes, en munitions, en &#233;quipements ; les Turco-Tatars, mieux pourvus, sont parvenus &#224; occuper quelques localit&#233;s ; ainsi les n&#244;tre ont perdu le Carabagh, dont j'ai moi-m&#234;me dirig&#233; la d&#233;fense jusqu'&#224; l'armistice. Les alli&#233;s nous ont un petit peu aid&#233;s lors des luttes que nous avons livr&#233;es aux Turcs l'an dernier apr&#232;s le trait&#233; de Brest-Litovsk, quand seuls nous avons contribu&#233; &#224; nous battre contre l'ennemi : pourquoi n'aident-ils pas les n&#244;tre dans la r&#233;sistance qu'ils opposent actuellement &#224; l'agression ? Le seuil secours que notre peuple re&#231;oit des alli&#233;s est le pain que l'Am&#233;rique nous accorde depuis plus de six mois ; mais une aide militaire, dans les occurrences pr&#233;sentes, serait pr&#233;cieuse, plus pr&#233;cieuse peut-&#234;tre que cette assistance charitable. Nous faisons toujours l&#224;-bas 'la t&#226;che du petit alli&#233;', nous remplissons toujours notre r&#244;le d'avant-garde de nations lib&#233;rales d'Occident ; pourquoi nos grands amis ne nous soutiennent-ils pas dans cette lutte ? Ils ont eu la bont&#233; d'envoyer le colonel Haskell comme haut-commissaire d'Arm&#233;nie et nous leur sommes reconnaissants d'avoir pris cette mesure qui est un commencement de r&#233;alisation de nos aspirations ; nous sommes reconnaissants aussi au colonel Haskell, qui a montr&#233; un grand d&#233;vouement et une grande &#233;nergie dans l'accomplissement de sa mission ; mais la bont&#233; et l'&#233;nergie d'un homme de c&#339;ur ne peuvent, sans &#234;tre appuy&#233;es d'une force militaire suffisante, prot&#233;ger efficacement le peuple menac&#233; dans un pays dont la moiti&#233; est encore entre les mains de l'ennemi et l'autre moiti&#233;, bien que libre et autonome, encercl&#233;e par une coalition d'&#233;l&#233;ments hostiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;On nous dit que la Conf&#233;rence de la paix ajourne le r&#232;glement du probl&#232;me arm&#233;nien parce qu'elle attend la d&#233;cision de l'Am&#233;rique. Cette longue attente a eu des cons&#233;quences terribles pour notre peuple. Nous esp&#233;rons que cette d&#233;cision ne tardera plus longtemps et qu'elle sera favorable &#224; la lib&#233;ration de l'Arm&#233;nie. Mais, en attendant, pourquoi les alli&#233;s ne donnent-ils pas notre peuple les moyens n&#233;cessaires pour repousser toute agression ? J'adresse cet appel, au nom de l'Arm&#233;nie combattante, par l'entremise du Temps, &#224; la France magnanime et &#224; ses nobles alli&#233;s ; qu'ils aient la bont&#233; de soutenir notre peuple dans cette crise supr&#234;me ; malgr&#233; un sacrifice d&#233;mesur&#233; et des pertes &#233;normes, notre peuples reste bien vivant, plein de vigueur, d'ardeur et d'espoir ; qu'on l'aide, et il surmontera cette crise comme il en a surmont&#233; tant d'autres. Il s'agit de soutenir non pas notre peuple seulement, mais la cause elle-m&#234;me de la libert&#233;, pour laquelle la France et ses alli&#233;s men&#232;rent une lutte magnifique et dont notre antique nation constitue toujours l&#224;-bas le porte-drapeau&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Source &lt;a href=&#034;http://gallica.bnf.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;gallica.bnf.fr&lt;/a&gt; / Biblioth&#232;que nationale de France&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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